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Les commerçants en ligne français envient la Chine
 
Dans le monde d'aujourd'hui, les achats en ligne et le commerce électronique sont des phénomènes en vogue dans tous les pays. Mais une analyse plus approfondie révèle d'importantes différences entre la France et la Chine en la matière. En France, les internautes n'ont pas encore la passion pour l'e-commerce de la Chine, où les soldes du 11 novembre battent chaque année des records. Les achats sur Internet représentent en France moins de 3 % du volume global des ventes au détail, tandis qu'ils connaissent une croissance à deux chiffres depuis plusieurs années en Chine. Les Français ont tendance à acheter en ligne des livres, des appareils électroménagers, des vêtements et des billets d'avions et de trains. En Chine, toutes les catégories de produits et tous les services sont concernés. En France, l'augmentation des ventes sur Internet s'est accompagnée d'un développement poursuivi des magasins en dur, tandis qu'en Chine, le commerce traditionnel se trouve confronté à une crise face à l'essor de l'e-commerce.

Patrick, un vendeur en ligne français, a confié à un journaliste du journal chinois Global Times qu'il envie beaucoup le dynamisme du commerce électronique en Chine et qu'il espère pouvoir faire des affaires dans un environnement comme le marché chinois. Catherine, une Française passionnée d'e-commerce, affirme que le prix bon marché des articles chinois achetés sur Internet est une bonne nouvelle pour les consommateurs. Le journaliste du Global Times est très intéressé par les commentaires des deux Français, et s'interroge : pourquoi l'e-commerce a-t-il un tel succès en Chine, alors que le phénomène reste minoritaire en France, pays où l'usage de l'Internet a pourtant commencé il y a longtemps ?

Le journaliste en conclut que les différences entre la Chine et la France en matière d'achats en ligne reflètent d'importantes différences entre les deux pays en ce qui concerne la psychologie des consommateurs et le régime juridique. En Chine, c'est principalement le fait que les consommateurs chinois cherchent avant tout des produits au bon rapport qualité/prix et la grosse différence des prix entre les achats en ligne et le commerce traditionnel qui font que l'e-commerce gagne chaque jour du terrain. En contraste, en France, voire dans le reste de l'Europe et aux Etats-Unis, l'idée persistante est que les produits bon marché ne peuvent être de bonne qualité et que les produits de bonne qualité ne peuvent être bon marché. Une telle idée est née sur un marché qui mature en termes de concurrence et de réglementation. En outre, la différence des prix entre les articles en ligne et ceux des magasins n'est pas aussi grande qu'en Chine, où elle peut atteindre 50 %, contre 10 % en moyenne en France.

Voici les raisons majeures du différent succès de l'e-commerce selon Global Times. D'abord, la France a adopté un ensemble complet de lois et de réglementations commerciales, interdisant la vente à perte sous quelque forme que ce soit, ainsi que les rabais hors des périodes de soldes. Ensuite, la France dispose d'un système rigoureux qui encadre les salaires et le travail, avec un niveau unifié du SMIC, quel que soit le domaine d'activité ou la région. En outre, on ne saurait comparer la France et la Chine en termes de coût de revient dans la logistique, à tel point qu'en France, les commerçants en ligne ne peuvent proposer des prix bas en comptant sur une logistique bon marché, comme cela est le cas en Chine. D'autre part, les lois françaises luttent contre les actions commerciales marquées par un monopole sur le marché et interdisent aux grandes plateformes de vendre à des prix allant à l'encontre des intérêts des fabricants, des marchands en gros et des commerçants au détail. Par ailleurs, la France a défini des règlements en matière de mise en place des plateformes de fonds, selon lesquels les outils de paiement tels qu'Alipay ne peuvent exister hors des institutions non bancaires ou non financières.

On observe dans les achats en ligne en France une tendance différente : les marques et les magasins en dur pratiquent les mêmes prix en ligne, et les groupes de commerce traditionnel commencent à racheter des magasins en ligne dans l'objectif de préserver leurs prix et l'image de leurs produits. Cela montre que les magasins en dur veillent à enrichir de plus en plus leurs canaux de vente. D'ailleurs, le chiffre d'affaires réalisé par les sites web des magasins en dur augmente sans cesse, dépassant 30 % du volume global des achats en ligne. Par ailleurs, les deux tiers des boutiques en ligne fonctionnent à perte, malgré l'accroissement continu du chiffre d'affaires de l'e-commerce.

Un fonctionnaire du ministère français des Finances a déclaré que les achats en ligne sont à encourager comme une nouvelle forme du commerce, car ils répondent aux besoins des consommateurs et aux nouveaux moyens technologiques. Mais il est à noter que cette forme de vente doit se développer dans le cadre existant pour le commerce, qu'il ne faut pas pour autant détruire le commerce traditionnel et encourager la concurrence déloyale, car il s'agit là du seul moyen de former une situation bénéfique à la fois aux consommateurs, aux fabricants et aux vendeurs.




Source: china.org.cn
Mis à jour le 21-01-2016