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La Chine en bref

 
 
 
     

La protection de l'environnement

La politique environnementale
Dans les années 1980, la protection de l’environnement a été considérée par le gouvernement chinois comme une politique fondamentale de l’Etat. En 1984 a été fondée l’Administration nationale de l’environnement. La première Loi de la République populaire de Chine sur la protection de l’environnement a été promulguée officiellement en 1989. Après la Conférence des Nations unies sur l’environnement et le développement tenue en 1992, la Chine fut l’un des premiers pays du monde à définir et mettre en application une stratégie de développement durable. En 1993, la Commission de l’environnement et des ressources, rattachée au Comité permanent de l’Assemblée populaire nationale, a été fondée. Jusqu’à ce jour, l’Assemblée populaire nationale et le Conseil des Affaires d’Etat ont promulgué 9 lois sur la protection de l’environnement, 15 lois sur la protection des ressources naturelles, et plus de 50 règlements sur la protection de l’environnement. Les départements concernés du Conseil des Affaires d’Etat ont élaboré plus de 100 règlements nationaux sur la protection de l’environnement, et les assemblées populaires locales et les administrations locales, plus d’un millier de règlements locaux en la matière. Le système légal sur la protection de l’environnement se perfectionne de jour en jour.

 


Le problème de l’environnement en Chine est plus inquiétant chaque année, du fait du développement économique caractérisé par une forte consommation et une forte pollution. Le plan de développement d’Etat pour le XXIe siècle montre que la mise en application de la stratégie « verte » est un choix logique pour le développement durable de l’économie chinoise. Cette stratégie consiste à développer l’économie du recyclage, élever l’efficacité d’utilisation des ressources, intensifier la production propre, réduire le coût des conséquences de la pollution au cours de la production, stimuler la consommation « verte », diminuer la dégradation écologique au cours de la consommation, développer les nouvelles énergies, réaliser une avancée radicale dans le mode de production et une enjambée vers la civilisation de l’industrie écologique, afin de mettre en place un écosystème pour une entente harmonieuse entre l’homme et la nature.
Un système d’achat écologique par le gouvernement a été mis en application en Chine à partir du 1er janvier 2007. Pour ce faire, l’Administration nationale de l’environnement et le ministère des Finances ont promulgué conjointement l’Avis de mise en application sur les achats par le gouvernement de produits dotés d’un label écologique, ainsi que la première Liste des achats par le gouvernement des produits dotés d’un label écologique. Les produits de cette liste, tout en tenant compte à la fois du développement de l’économie nationale, de la performance technique des produits, de leur crédibilité et de leur maturité sur le marché, ont été sélectionnés et déterminés parmi les produits labellisés et authentifiés par les institutions d’authentification reconnues par l’Etat. La liste comprend des informations essentielles, telles que les noms de fabricants, les types de produit, les numéros d’acte d’authentification des labels écologiques de Chine, et les dates valides de ceux-ci.
 



Les modes de protection
La Loi sur le développement de la production propre, entrée en vigueur le 1er janvier 2003, ainsi que la Loi de l'estimation de l'impact de la construction et de l'exploitation sur l'environnement, entrée en vigueur le 1er septembre 2003, ont fourni une garantie juridique pour changer radicalement le mode traditionnel de protection de l'environnement de la Chine ; l'aménagement et la gestion des conséquences de la pollution ont été remplacés par le contrôle de tout le processus de production. La première loi exige un contrôle entier de tous les maillons de production, comme l'élaboration du plan de production, le choix de l'énergie et des matières premières, la technologie, l'entretien des équipements, la récupération et l'utilisation des déchets, afin de réduire la pollution et promouvoir le recyclage des ressources. La deuxième loi demande aux départements concernés du Conseil des Affaires d'Etat, aux autorités locales de l'échelon supérieur à la municipalité et leurs organismes concernés d'organiser une estimation de l'impact de la construction et de l'exploitation sur l'environnement au cours de l'élaboration des plans sur la construction, l'exploitation et l'utilisation des terres, des bassins d'écoulement, de l'espace maritime, et de rédiger des rapports et des analyses concernant les conséquences sur l'environnement.

 


Une autre mesure concrète de l'Administration nationale de l'environnement consiste à envoyer, depuis octobre 2002, des spécialistes contrôler l'environnement des treize ouvrages clés de l'Etat, comme la construction de la ligne ferroviaire Qinghai-Tibet, le transport du gaz naturel d'Ouest en Est, etc. Parmi tous ces travaux, les travaux de la deuxième phase de la ligne ferroviaire Qinghai-Tibet, achevés en juillet 2006, ont eu pour objectif la protection de l'écosystème. Lors de la conception de ce projet, on a remplacé des voies par beaucoup de ponts afin de contourner autant que possible les zones clés où vivent des animaux sauvages ; sur certains tronçons, on a conçu des passages de différents types, réservés aux animaux sauvages. Pour ce faire, rien que sur le territoire de la Région autonome du Tibet, les ponts d'une longueur de 13 km ont été construits. Dans le but de protéger convenablement l'environnement le long de la ligne ferroviaire Qinghai-Tibet, 1,2 milliard de yuans ont été investis dans les travaux de protection, établissant ainsi un record de l'histoire ferroviaire chinoise.
 



L'économie du recyclage

 


Intégrer la production propre, l'exploitation polyvalente des ressources, les concepts écologiques et la consommation durable, diminuer les déchets, les recycler et les rendre non nuisibles, afin de créer un cycle harmonieux entre les systèmes économique et écologique constituent l'une des mesures importantes de la Chine, qui visent à protéger son environnement et à préserver son équi-libre écologique. Aujourd'hui, la Chine a désigné, comme les premières unités pilotes de l'économie du recyclage, sept secteurs dont la chimie lourde, quatre secteurs clés chargés de la récupération des ressources recyclables, treize parcs industriels, zones d'exploitation et zones modèles agricoles de l'échelon national ou provincial, situés dans dix provinces et régions autonomes riches ou pauvres en ressources, et réparties dans les régions orientale, centrale et occidentale du pays. Les essais ont pour objectif de trouver un mode de développement favorable à l'économie du recyclage dans les secteurs clés de la sidérurgie, des métaux non ferreux, de l'industrie chimique et des matériaux de construction, de perfectionner le système de récupération des ressources recyclables, de mettre en place un mécanisme de recyclage des ressources, et de créer un certain nombre de parcs industriels et de villes pilotes favorables à l'économie du recyclage.

 


Avec le déploiement des activités expérimentales de l'économie du recyclage, plus de 20 000 variétés de produits fabriqués par plus de 1 200 entreprises chinoises ont déjà passé avec succès l'authentification de labels écologiques chinois. L'institution chinoise des labels écologiques a déjà conclu des accords de reconnaissance mutuelle et de coopération avec ses homologues étrangers, dont l'Australie, la République de Corée, le Japon et la Nouvelle-Zélande. A l'heure actuelle, elle cherche activement à établir des relations de reconnaissance mutuelle et de coopération avec les pays membres de l'UE.
 



La mise en place des provinces écologiques
Fin 2006, l'édification des provinces écologiques a été lancée dans 15 provinces et régions autonomes chinoises, dont les provinces de Hainan, du Jilin, du Heilongjiang, du Fujian, du Jiangsu, du Zhejiang, du Shandong, de l'Anhui et du Sichuan ainsi que la Région autonome zhuang du Guangxi ; la création de municipalités (districts ou arrondissements) écologiques a été menée dans plus de 150 municipalités (districts ou arrondissements). En 2000, le Conseil des Affaires d'Etat a promulgué le Programme sur la protection de l'environnement national, dans lequel il indique qu'il faut stimuler énergiquement l'édification des provinces, municipalités, et districts écologiques, ainsi que des cantons et des bourgs ayant un bel environnement. Cette édification considère le développement durable régional comme son objectif, et vise à associer organiquement le développement de l'économie régionale et le progrès social à la protection de l'environnement pour élaborer un plan d'ensemble, procéder à un arrangement rationnel et progresser de façon unifiée. Les régions figurant sur la liste des provinces (municipalités et districts) écologiques devraient d'une part renforcer la protection et l'amélioration de l'environnement, l'aménagement écologique, et élever la conscience de la population sur la protection de l'environnement, et d'autre part encourager énergiquement les secteurs écologiques, développer l'économie écologique, augmenter la puissance économique et améliorer la qualité de vie de la population.

 


Le gouvernement chinois renforce sans cesse sa direction et sa gestion sur la protection et l'aménagement écologiques, et multiplie le nombre de zones et d'unités écologiques modèles. Fin 2006, 233 zones écologiques modèles au niveau national ont été nommées.
 



Les moyens de lutte contre la pollution de l'eau
La qualité de l’environnement a été visiblement améliorée dans l’ensemble du pays grâce aux efforts de plusieurs années de lutte contre la pollution. En 2006, 62,4% des villes chinoises ont atteint les normes nationales de deuxième catégorie en ce qui concerne la qualité de l’air. Le taux de l’eau potable conforme à la norme en ville s’est établi à 97,8%. Le taux de traitement des ordures ménagères et celui de recyclage intégral des déchets solides industriels ont été respectivement de 60% et 56,2%. Aujourd’hui, la pollution de l’environnement dans la plupart des régions a été atténuée, la qualité de l’environnement dans les villes et les régions clés s’est améliorée, et la tendance à la détérioration de l’écosystème a été réprimée.

 


Prévenir et réduire la pollution de l’eau constituent la priorité majeure dans la lutte contre la pollution. En 2007, l’Etat investira une somme de plusieurs milliards de yuans pour démarrer le projet visant à « contrôler et réduire la pollution des eaux » ; l’accent sera mis sur trois grands points clés : la sécurité de l’eau potable, l’aménagement de l’environnement dans les bassins des cours d’eau et la réduction de la pollution de l’eau dans les villes. Le gouvernement intensifiera également la construction des travaux pour la sécurité de l’eau potable dans les campagnes et s’efforcera de résoudre en 10 ans le problème de l’eau potable qui met en danger une population rurale de 300 millions de personnes.
Depuis 2003, l’Administration nationale de l’environnement présente publiquement la situation sur l’avancement du travail annuel concernant la prévention et la réduction de la pollution des eaux des principaux bassins d’écoulement et de l’espace maritime du pays. Grâce aux moyens de lutte efficaces mis en place depuis plusieurs années, l’environnement de l’eau dans le bassin du lac Taihu, qui était gravement pollué, s’est amélioré de façon visible ; par ailleurs, le fleuve Jaune n’a pas connu d’interruption de son cours depuis six années consécutives. Pour assurer la sécurité de l’environnement de la zone du réservoir des Trois Gorges, le gouvernement projette d’affecter, de 2001 à 2010, plus de 40 milliards de yuans à la prévention et à la réduction de la pollution des eaux de la zone du réservoir et de son amont. Selon le Plan pour la dépollution des eaux de la zone du réservoir des Trois Gorges et de leur amont, les eaux de la zone du réservoir et de son amont atteindront, en 2010, le niveau de qualité de deuxième catégorie des eaux de ruissellement.
 



La protection des ressources forestières

 


A partir des années 1950, la Chine a accompli des exploits remarquables dans le reboisement artificiel. A l’heure actuelle, la superficie artificiellement reboisée en Chine a atteint 56,17 millions d’hectares, occupant la première place mondiale. Le taux de couverture forestière a atteint 18,21% du territoire. Devant la tendance à la baisse des ressources forestières mondiales, la Chine a réalisé une double croissance forestière, liée à la fois à la superficie et à la quantité de réserves de bois. Elle est classée parmi les 15 pays du monde à avoir gardé la superficie forestière la plus étendue d’après le Programme des Nations unies pour l’environnement.
De 1998 à 2001, l’Etat a consacré 42,7 milliards de yuans à la protection de la couverture végétale, et accordé des subventions aux paysans locaux pour les encourager à transformer en forêts et en prairies des terres abusivement défrichées dans les régions du Centre et de l’Ouest, où se rassemble une population pauvre. Après l’entrée en vigueur en 2003 des Règlements sur la transformation des terres cultivées en forêts, l’opération a été entreprise dans 25 provinces, régions autonomes et municipalités relevant directement de l’autorité centrale. En 2006, 24,27 millions d’hectares de terres abusivement défrichées ont été transformés en zones forestières dans l’ensemble du pays. Les premiers succès ont été obtenus dans ce domaine : l’état de l’érosion par ruissellement dans certaines régions s’est amélioré. Une autre mesure pour protéger les ressources forestières, prise en 1998, vise à protéger les forêts naturelles. Il s’agit d’enrayer à l’échelle nationale l’abattage de ces forêts. Dans bien des régions, d’anciens bûcherons sont devenus des gardes forestiers. Selon les objectifs du rapport stratégique sur le développement durable de la sylviculture en Chine, en 2050, le taux de couverture forestière atteindra 28%, et la superficie forestière nouvellement augmentée sera de 110 millions d’hectares.
 



La lutte contre la désertification
La désertification de la terre est l’un des problèmes inquiétants de l’environnement chinois. Les terres désertifiées de Chine, couvrant une superficie totale de 4,38 millions de km2, dépassent de loin pour le moment ses terres arables, et représentent approximativement 45% de son territoire. La lutte contre la désertification a enregistré des succès remarquables grâce à plusieurs années d’efforts. Les résultats de la troisième recherche nationale sur la désertification, effectuée par le Bureau national des forêts, de novembre 2003 à avril 2005, montrent que la superficie désertifiée en Chine a été réduite pour la première fois depuis 1949, et que la tendance à la désertification est contrôlée dans l’ensemble du pays.
Conformément à un plan national pour la lutte contre la désertification élaboré par le Bureau national des forêts, la tendance à la désertification sera contrôlée avant 2010. En 2030, sur la base des succès obtenus dans l’aménagement de la première étape, la superficie totale des terres désertifiées diminuera de façon continue et notable. Avant 2050, toutes les terres sablonneuses pourront être aménagées conformément aux conditions économiques et techniques de cette époque-là. Ainsi, un écosystème assez complet sera établi dans les régions sablonneuses.
 



Les réserves naturelles
La première réserve naturelle de la Chine est celle de Dinghushan, créée en 1956 à Zhaoqing, au Guangdong. Fin 2006, on comptait, dans l'ensemble du pays, 2 395 réserves naturelles de toutes sortes, d'une superficie totale supérieure à 150 millions d'hectares, soit 15% de la superficie terrestre de la Chine. La création de ces réserves naturelles a permis de protéger de façon efficace 88% de l'écosystème terrestre, 87% des animaux sauvages, 65% des plantes de classe supérieure, 20% des forêts naturelles, 50% des zones humides ainsi que les zones abritant plus de 300 animaux sauvages rares en voie de disparition, et plus de 130 espèces d'arbres précieux.

 


D'une superficie totale de 316 000 km2 et d'une altitude moyenne de 4 000 m, la réserve naturelle de Sanjiangyuan, créée en août 2000, est la plus vaste et la plus haute de Chine, avec la biodiversité la plus concentrée. Elle se trouve au milieu du plateau du Qinghai-Tibet, dans la région où prennent leur source le Changjiang, le Huanghe et le Lancangjiang. Le projet de protection de Sanjiangyuan (sources des trois fleuves), mis en œuvre en 2003 et financé entièrement par l'Etat, nécessitera 220 millions de yuans. Le Guangdong, la première province de Chine riche en réserves naturelles, en possède 294, dont la superficie totale couvre 3,42 millions d'hectares. 27 réserves naturelles de la Chine comme celles de Wolong et de Jiuzhaigou au Sichuan, de Changbaishan au Jilin, de Dinghushan au Guangdong et de Baishuijiang au Gansu ont été classées par l'UNESCO parmi les « réserves de la biosphère mondiale ».
 



La protection des zones humides
La Chine possède actuellement 65,94 millions d'hectares de zones humides dont 36,2 millions d'hectares sont des zones naturelles, ce qui la place à la première place des pays détenteurs de zones humides en Asie et à la quatrième place dans le monde.

 


La Chine, où se trouvent 31 types de zones humides naturelles, et 9 types de zones humides artificielles, est l'un des pays les plus riches en types de zones humides. Depuis son adhésion à la Convention internationale sur les zones humides en 1992, elle a établi 535 réserves naturelles de zones humides de différentes sortes ; ainsi 40% des zones humides avec 33 espèces d'animaux placées sous la protection de l'Etat peuvent être protégées. Un grand nombre de zones humides sont des plages au bord de la mer, des lacs et des fleuves, et se situent en bordure des forêts. Parmi elles trente zones humides d'une superficie de 3,46 millions d'hectares ont été classées parmi les importantes zones humides internationales. La zone humide de Lalu à Lhasa, au Tibet, est une zone humide naturelle urbaine dont l'altitude est la plus élevée, et la superficie la plus grande du monde. Grâce à une protection énergique, son état de dégradation a été contrôlé. Sa superficie est passée de moins de 6 km2 à la fin du siècle précédent à 6,2 km2 aujourd'hui. Le taux de couverture des plantes marécageuses dans cette zone a atteint plus de 95%.
Le Plan d'action de la Chine sur la protection des zones humides lancé en novembre 2000 a permis à la Chine de réprimer avant 2010 la tendance à la réduction des zones humides naturelles provoquée par les activités humaines. Avant 2020, les zones humides détériorées ou disparues seront restaurées progressivement. Le Programme national sur la protection des zones humides, approuvé en 2003 par le Conseil des Affaires d'Etat, montre qu'en 2030, le nombre de zones humides protégées sera de 713 en Chine, et celui de zones humides d'importance internationale, de 80. Ainsi, plus de 90% des zones humides naturelles pourront être protégées. Pendant la même période, 1,4 million d'hectares de zones humides seront également restaurés, et 53 zones humides modèles seront mises en place dans l'ensemble du pays, de façon à réaliser un système assez complet intégrant protection, gestion et aménagement.
 



La sauvegarde des animaux et des plantes en voie de disparition
La faune et la flore de la Chine sont très riches. Ses espèces d'oiseaux et de gymnospermes occupent la première place dans le monde entier. C'est l'un des pays les plus riches du monde en biodiversité. Pourtant la biodiversité de la Chine se trouve également face à une situation critique. 15% ou 20% des plantes de classe supérieure sont en voie de disparition, et 40 000 espèces d'animaux sont menacées d'extinction. La Chine, l'un des premiers pays signataires de la Convention sur la biodiversité, a toujours pris une part active aux affaires internationales prévues dans les conventions concernées, et s'est prononcée sur les problèmes importants survenus au cours de l'exécution de ses engagements internationaux. Elle est aussi l'un des rares pays au monde à avoir réalisé avant d'autres le plan d'action de la Convention sur la biodiversité. Le Plan d'action de la Chine pour la protection de la biodiversité, élaboré en 1994, a donné des règles à suivre pour de nombreuses activités relatives à la protection de l'environnement. Conformément à la Loi sur la protection des animaux sauvages, tout acte de braconnage consistant à détruire les réserves d'animaux sauvages fera l'objet de sanctions sévères.

 


Les départements concernés du gouvernement ont attaché une grande importance à la protection efficace des ressources biologiques. Plus de 400 centres de protection des ressources de germoplasmes ou de conservation de gènes de plantes sauvages ont été créés dans l'ensemble du pays, ce qui a permis à plus de 1 000 variétés de plantes sauvages de pouvoir se stabiliser. L'Académie des Sciences de Chine a proposé en janvier 2003 une opération visant à sauver les plantes menacées de disparition. Elle envisage de passer de 13 000 à 21 000 espèces de plantes de ses douze jardins botaniques, et d'aménager le jardin botanique le plus grand du monde sur une superficie totale de 458 km2. Plus de 300 millions de yuans seront consacrés à la collecte de plantes rares en voie de disparition. Des banques génétiques seront construites aux monts Qinling, à Wuhan, à Xishuangbanna et à Beijing.

L'opération visant à sauver les animaux sauvages menacés de disparition a remporté aussi ses premiers succès. A l'heure actuelle ont été établis dans l'ensemble du pays 250 centres de reproduction artificielle des animaux sauvages, lesquels se chargent de la sauvegarde de sept principales espèces dont le panda géant et l'ibis à crête rouge. Le panda géant est considéré comme un « trésor national » de la Chine, et appelé également le « fossile vivant » des animaux. Le nombre de pandas vivant à l'état sauvage est passé de 1 100 à 1 596 aujourd'hui ; le nombre de pandas élevés de manière artificielle dans des parcs a atteint 183 individus, et leurs conditions d'existence continuent de s'améliorer. Le nombre d'ibis à crête rouge vivant à l'état sauvage est passé de 7 à 1 000 ; la situation critique de cet oiseau a été considérablement améliorée. Celui de l'alligator du Yangtsé, élevé de manière artificielle, dépasse les 10 000. Le nombre de cerfs d'Eld de Hainan est passé de 26 à plus de 1 600 individus, et celui de mouettes argentées, de 2 000 à plus de 10 000. Le tigre, autrefois difficile à rencontrer, apparaît de temps à autre dans le Nord-Est, l'Est et le Sud de la Chine. Le nombre de tigres d'élevage de la Chine du Sud s'est élevé à 68 et celui du tigre du Nord-Est à plus de 1 300. Le cerf commun tibétain, considéré comme disparu par les milieux internationaux de recherche des animaux, a été retrouvé au XXe siècle, et sa population ne cesse de se multiplier. La Chine se trouve dans le peloton de tête international en matière de recherche scientifique sur le dauphin aux nageoires blanches. Sa recherche sur la reproduction artificielle de cet animal aquatique est menée à un rythme accéléré. Grâce à la lutte inlassable contre le braconnage des antilopes du Tibet, et à la coopération des organisations internationales de protection des animaux, les antilopes du Tibet, dont le nombre avait diminué très rapidement, peuvent de nouveau se multiplier de façon naturelle. Aujourd'hui, leur nombre est de l'ordre de 190 000.
 



La protection de l'environnement océanique
La Loi sur la protection de l'environnement océanique avait été promulguée en 1982. Elle a été révisée en 1999 et mise en application à partir du mois d'avril 2000. Cette nouvelle loi a imposé des prescriptions sur le contrôle, la gestion, l'investigation, la surveillance, l'évaluation et la recherche scientifique de l'environnement océanique, sur la prévention et la réparation des dommages résultant des projets de construction océanique et de la pollution de la mer due au rejet des déchets. Le Plan d'action pour la purification de la mer Bohai est l'une des actions entreprises au cours de ces dernières années pour purifier les océans. Ce plan a imposé des prescriptions contraignantes sur le déversement des matières polluantes dans la mer, et notamment concernant la production des déchets dus à l'exploitation pétrolière (gazière) sous-marine et leur évacuation par les bateaux. En 2006, les travaux de la première phase du système national des rideaux protecteurs côtiers ont été achevés, si bien que la couverture forestière sur les chantiers de ces travaux est passée de 24,5% à 35,5% ; le plan des travaux de la deuxième phase est en voie de réalisation.

 


A l'heure actuelle, 90 réserves naturelles maritimes de différentes catégories et de différents échelons ont été créées dans l'ensemble du pays. Ces réserves protègent l'environnement des rivages, des embouchures et des îles ainsi que des animaux marins en voie de disparition, lesquels présentent non seulement un grand intérêt pour la recherche scientifique, technique et l'enseignement, mais ont aussi une valeur naturelle et historique. Les réserves protègent aussi l'écosystème maritime typique de la mangrove, des récifs coralliens, des zones humides au bord de la mer, etc.
 



La coopération internationale en matière de protection de l'environnement
Etant un grand pays qui contribue à la protection de l'environnement, la Chine est un partenaire important en terme de coopération internationale à ce sujet. Elle a adopté une attitude positive pour participer activement aux affaires environnementales importantes au niveau international, et y a joué un rôle constructif. Depuis l'entrée en vigueur en 1994 de la Convention-cadre de l'ONU sur les changements climatiques, la Chine, tout en persistant dans ses principes et dans sa position, et en adoptant des mesures convenables au cours des négociations internationales sur les changements climatiques, a défendu de manière efficace ses propres droits et intérêts légitimes et ceux des pays en voie de développement. La Chine a signé, en mai 1998, le Protocole de Kyoto, l'a ratifié en août 2002 et remplit toujours les obligations auxquelles elle s'est engagée.

 


La Convention de Stockholm sur les polluants organiques persistants, adoptée en mai 2001, est la troisième convention internationale demandant une réduction obligatoire de l'évacuation des matières polluantes après la Convention de Vienne pour la protection de la couche d'ozone de 1987 et la Convention-cadre de l'ONU sur les changements climatiques de 1992. La Chine l'a signée en mai 2001 et l'a approuvée en juin 2004. La Chine est devenue officiellement, le 6 septembre 2005, un Etat signataire du Protocole de Cartagena sur la prévention des risques biotechnologiques. Jusqu'à ce jour, la Chine a adhéré au total à plus de 50 conventions internationales relatives à la protection de l'environnement, et elle remplit activement les obligations stipulées dans ces conventions. Le gouvernement chinois a pris successivement une centaine de mesures politiques sur la protection de la couche d'ozone, et a accompli honorablement les objectifs par étapes fixés dans le Protocole de Montréal relatif aux subs-tances qui appauvrissent la couche d'ozone.
Le Fonds de l'Environnement planétaire (GEF), créé en 1992, est devenu le plus grand investisseur du monde dans le domaine de la protection de l'environnement. Des succès remarquables ont été obtenus dans le but d'inciter les différents pays à adopter des mesures pour protéger l'environnement. En tant que pays membre du Fonds de l'Environnement planétaire, la Chine maintient toujours des rapports de coopération très étroits avec cet organisme. La Chine, qui est l'un des rares pays donateurs du Fonds de l'Environnement planétaire parmi les pays en voie de développement, a joué un rôle actif dans les différentes activités de cotisation de ce Fonds. De son côté, le Fonds de l'Environnement planétaire a également fourni une aide financière et technique précieuse à la Chine dans la protection de l'environnement et pour l'accomplissement de la convention internationale. Aidée par le Fonds de l'Environnement planétaire, la Chine a préparé et mis à exécution des dizaines de projets, et obtenu un don de quelques centaines de millions de dollars américains par ce dernier. En avril 2006, le Fonds de l'Environnement planétaire a prêté une assistance d'un montant de 17 millions de dollars américains à un projet visant à aider la Chine à élever l'efficacité de son utilisation des énergies.
Les organisations non gouvernementales de protection de l'environnement des différents pays du monde, comme le Fonds mondial pour la nature, le Fonds international pour la protection des animaux, etc., ont développé leur coopération dans plusieurs domaines avec les départements concernés du gouvernement chinois et des organisations populaires. Des progrès significatifs ont été enregistrés.
La Chine a créé le premier Comité de coopération internationale sur l'environnement et le développement de Chine dans le monde entier. Conçu comme un organe de consultation supérieur au gouvernement, ce comité est composé d'une quarantaine de personnalités mondialement connues et d'experts. Ce comité a consécutivement présenté un grand nombre de propositions constructives au gouvernement chinois. Il est considéré par la communauté internationale comme un acteur dans la coopération internationale en matière d'environnement.
La Chine fait avancer et participe activement à la coopération régionale dans la protection de l'environnement ; un cadre de coopération régionale a pris forme globalement, privilégiant les pays limitrophes. Des progrès encourageants ont été faits dans la conférence des ministres de l'Environnement de la Chine, du Japon et de la République de Corée, dans la réunion de dialogue Chine-Europe au niveau des ministres sur les politiques environnementales, dans la conférence des ministres de l'Environnement de l'ASEAN, et de la Chine, du Japon et de la République de Corée, dans la conférence des ministres de l'Environnement de la sous-région du Grand Mékong, dans la coopération Chine-Asie en matière d'environnement, dans la conférence des ministres de l'Environnement d'Asie-Europe, dans la conférence de coopération en matière d'environnement de la Chine et des pays arabes, ainsi que dans le mécanisme coopératif en matière d'environnement dans le cadre de l'Organisation de Coopération de Shanghai.
La Chine maintient de bonnes relations coopératives avec des organismes internationaux, tels que le Programme des Nations unies pour l'Environnement, le Programme des Nations unies pour le Développement, le Fonds de l'Environnement planétaire, la Banque mondiale et la Banque asiatique de Développement, et elle entreprend avec ceux-ci une coopération fructueuse. Elle a signé successivement, avec 42 pays, dont les Etats-Unis, le Japon et la Russie, des accords bilatéraux ou des mémorandums d'entente sur la coopération dans la protection de l'environnement. De plus, elle a développé, dans le cadre d'aide bilatérale gratuite, la coopération dans les divers projets de protection de l'environnement avec 13 pays et organisations internationales, entre autres, l'UE, l'Allemagne et le Canada.