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La Chine en bref

 
 
 
     

Les modes de vie

Les revenus
D'après les statistiques, le revenu disponible moyen par citadin est passé de 6 860 yuans en 2001 à 10 493 yuans en 2005, soit une hausse effective de 9,6% par an ; il s'est élevé en 2006 à 11 759 yuans, soit une augmentation de 10,4% par rapport à l'année précédente. Le revenu net moyen par habitant rural est passé de 2 366 yuans en 2001 à 3 255 yuans en 2005, soit une progression effective de 6,2% par an, et en 2006, il a atteint 3 587 yuans, soit une croissance de 7,4% par rapport à l'année précédente.

 


L'augmentation des revenus des habitants se reflète principalement dans l'évolution de leur épargne à la banque. De 1950 à 1980, le montant total de l'épargne de toute la population de la Chine est passé de 860 millions de yuans en 1952 à 21,06 milliards de yuans en 1978. Pendant les 20 ans qui ont suivi la mise en application de la politique de réforme et d'ouverture, ce montant a connu une progression vertigineuse. De 1979 à 1986, ce chiffre a décuplé pour atteindre 223,85 milliards de yuans. De 1986 à 1994, ce montant s'est élevé à 2 151,88 milliards de yuans. En l'espace de 16 ans, il a centuplé. En 2006, il était de 16 158,7 milliards de yuans, soit 767 fois plus que celui de 1978. Les autres ressources financières, telles que l'épargne en devises étrangères, les valeurs, les obligations, les actions détenues par les employés au sein d'une entreprise, l'argent comptant à la disposition des habitants, augmentent également dans de fortes proportions.
 



La consommation

 


En 2003, le PIB (produit intérieur brut) par Chinois a dépassé les 1 000 dollars américains (chiffre calculé selon le taux de change de l'année en cours) ; cela signifie que la structure de la consommation sociale a franchi un nouveau palier. L'éducation, l'achat de logements, d'automobiles, d'ordinateurs et d'actions, ainsi que les voyages à l'étranger sont devenus, dans la vie courante des habitants, une partie importante de leurs investissements ou de leur consommation. La qualité de la vie des Chinois s'améliore chaque année davantage. L'habillement, la nourriture, le logement et le déplacement ont connu des changements considérables. La population chinoise a commencé à rechercher la mode dans l'habillement, la diététique dans la nourriture, la grandeur et le confort dans le logement. Prendre un taxi ou conduire sa propre voiture sont devenus une pratique courante.

 


Les données du Bureau d'Etat des Statistiques démontrent que le coefficient d'Engel (la proportion de la dépense pour la nourriture dans le total des dépenses) est passé de 39,4% en 2000 à 35,8% en 2006 pour les citadins. Bien qu'il reste encore un écart avec le niveau des pays développés (au-dessous de 30%), cet écart est en train de diminuer. Pendant la même période, ce coefficient est passé de 49,1% à 43% pour les ruraux.

 


Par ailleurs, le nombre d'articles de consommation durable comme les appareils électroménagers dont disposent les Chinois s'est accru et la qualité de ceux-ci s'est améliorée sensiblement. Les téléviseurs grand écran à haute définition, les réfrigérateurs à grande capacité et à compartiments multiples, les machines à laver automatiques à cylindre rapide et silencieux sont devenus les premiers choix des citadins lorsqu'ils renouvellent leurs appareils électroménagers ; les climatiseurs, les ensembles de home cinéma, les chauffe-eau, les voitures, les caméras, les ordinateurs, les appareils de musculation et les meubles de haute ou moyenne gamme ont constitué un nouveau pôle de consommation. En 2006, les achats d'automobiles en Chine ont augmenté de 25,1%. Cette année-là, sur 100 voitures vendues, 60 au moins, voire plus de 80 dans certaines grandes villes, ont été achetées par des particuliers. Les achats de logement en Chine ont augmenté de plus de 30% en 2006. La superficie moyenne habitable par citadin était de 28,5 m2 et celle de chaque habitant rural, de 30,7 m2 environ.
 



Les services médicaux et sanitaires
On compte en Chine 1,52 médecin et 2,45 lits pour mille personnes. Dans les métropoles comme Beijing, Shanghai, Tianjin et Chongqing, ont été construits de nombreux hôpitaux généraux et différents hôpitaux spécialisés de haut niveau avec des services anticancéreux, cardio-cérébro-vasculaires, ophtalmologiques et odontalgiques, des services de médecine traditionnelle chinoise et des services pour les maladies contagieuses ; dans les villes de moyenne importance de toutes les provinces et régions autonomes, des hôpitaux généraux ou spécialisés ont été équipés d'installations complètes modernes. A l'heure actuelle, un réseau de services médicaux, sanitaires et prophylactiques à trois niveaux (district, canton et village) a été mis en place dans la plupart des régions rurales. Dans les districts, des hôpitaux ont été créés ; dans les cantons (bourgs), des centres de soins ont été aménagés, ainsi que des dispensaires dans les villages. Grâce à l'instauration et au perfectionnement des établissements médico-sanitaires et à l'apprentissage progressif des règles d'hygiène par les habitants, le cancer, les maladies cérébro-vasculaires et les maladies de cœur ont remplacé les maladies contagieuses et parasitaires dans les causes principales de mortalité de la population chinoise ; en Chine, les maladies qui causent la mort sont presque les mêmes que dans les pays développés. Le niveau de santé des habitants de la ville et des campagnes s'est élevé considérablement, et l'espérance de vie de la population nationale est de 72,95 ans, approchant le niveau des pays moyennement développés.

 


Donner la priorité à la prophylaxie est l'un des principaux objectifs du travail médico-sanitaire de la Chine. Dans les circonscriptions administratives des divers échelons, des établissements dont la lutte contre les épidémies est la principale activité ont été créés, et ils sont chargés du contrôle et de l'administration du travail sanitaire et de la prophylaxie. Un réseau national de contrôle du travail sanitaire et de la prophylaxie a été ainsi tissé. En mai 2003, le Conseil des Affaires d'Etat a promulgué le Règlement sur les mesures d'urgence face aux situations imprévues dans le domaine de la santé publique ; cela prouve que la mise en place du système de mécanisme d'urgence face aux situations imprévues dans le domaine de la santé publique est placée dans l'orbite de la légalité. L'Etat affectera une somme énorme à la mise en place de ce système afin de renforcer la réactivité et la capacité d'accueil du centre de secours d'urgence, du système de secours médical et du système d'information et de gestion des hôpitaux. Pour ce faire, il continue à renforcer sa coopération avec l'Organisation mondiale de la Santé.
Ces dernières années, grâce à la réforme du système médical et hygiénique des villes et à l'édification de la communauté d'agglomérations, les services sanitaires de quartiers, caractérisés par la priorité donnée à la prophylaxie, le traitement d'ensemble et la protection de la santé des habitants, s'étendent progressivement à la plupart des villes du pays, et sont bien accueillis par la population. Le développement des services sanitaires de quartiers s'adapte à l'urbanisation, au vieillissement de la population, à la mutation des maladies considérées comme causes principales de mortalité, et à l'évolution des couches sociales, favorisant ainsi l'amélioration des services sanitaires. A l'heure actuelle, un réseau de services sanitaires de quartiers, constitué principalement par des centres (ou stations) de services sanitaires de quartiers, et complété par d'autres organismes médicaux de base se met en place progressivement dans les villes de grande et moyenne importance.

 


Depuis 2003, la Chine a commencé à établir un nouveau type de système médical coopératif dans les régions rurales. Les fonds nécessaires proviennent de trois sources : l'Etat, la collectivité et l'individu lui-même. Les cotisants, une fois malades ou hospitalisés, peuvent obtenir une certaine proportion de remboursement des frais médicaux. Selon le plan, ce système sera appliqué en 2010 dans l'ensemble du pays. En même temps, la Chine a décidé d'établir et de mettre en application un système de secours et d'aide médicale dans les régions rurales. Les paysans pauvres gravement malades pourront obtenir une aide médicale. A l'heure actuelle, ce système a été mis en place dans les régions rurales. Les fonds nécessaires provenant de sources diverses comme les fonds octroyés par des organismes financiers des divers échelons, ou les dons provenant des différents milieux sociaux, sont utilisés conformément à leur affectation.
 



La protection sociale
Sous le système de l'économie planifiée, le gouvernement prenait en charge non seulement le bien-être des fonctionnaires de l'Etat, comme leur pension de retraite et leurs frais liés aux soins médicaux, mais aussi celui des ouvriers et des employés dans les entreprises et établissements d'utilité publique. Dès leur entrée dans une entreprise d'Etat ou un établissement d'utilité publique, les employés bénéficiaient de garanties à vie. Il s'agissait alors d'un système d'assurance peu coûteux ; mais au fur et à mesure que la Chine est entrée dans une société vieillissante où les retraités deviennent de plus en plus nombreux (dans certaines entreprises, le nombre de retraités dépasse même celui des employés), cela a représenté une charge trop lourde et une gêne pour la production et l'exploitation de l'entreprise. A partir de 1990, la Chine a donné une impulsion active à la réforme du système de l'assurance-vieillesse, de l'assurance-chômage et de l'assurance-maladie, et le Conseil des Affaires d'Etat a édicté des règlements en la matière comme le Règlement sur l'assurance-chômage, le Règlement provisoire sur la perception des cotisations de Sécurité sociale et le Règlement sur la garantie du minimum vital pour les citadins, ce qui a fourni les fondements juridiques nécessaires à la mise en application du système de la Sécurité sociale. A l'heure actuelle, un système de garantie a été établi dans l'ensemble, qui, indépendant des entreprises et des établissements d'utilité publique, et avec une gestion socialisée, intègre à la fois assurance-vieillesse, assurance-chômage et assurance-maladie.

 


La couverture de la protection sociale ne cesse de s'étendre, passant d'une couverture centrée principalement sur les entre- prises d'Etat et de propriété collective, à celle des entreprises de propriété non publique et des établissements d'utilité publique ; les droits et intérêts des travailleurs individuels sont également garantis. Fin 2006, 187,66 millions, 157,32 millions et 111,87 millions de personnes étaient respectivement affiliées à l'assurance-vieillesse, l'assurance-maladie et l'assurance-chômage. Le système du minimum vital garanti a été établi dans toutes les villes et les chefs-lieux de districts de l'ensemble du pays, fournissant ainsi une garantie du minimum vital pour les citadins dont le revenu moyen par famille est inférieur au niveau de vie le plus bas de la région. En 2006, 22,4 millions de citadins ont reçu des indemnités de minimum vital, assurant ainsi la survie de la population urbaine pauvre. Beaucoup de régions rurales ont commencé à établir ce système.

 


Du fait qu'il existe chaque année en Chine un grand nombre d'actifs et de chômeurs supplémentaires, ainsi qu'un surplus de main-d'œuvre rurale, le problème de l'emploi devient grave. Tout en poursuivant une politique positive de promotion de l'emploi, et en augmentant, par tous les moyens, des emplois et des réemplois, le gouvernement s'efforce de perfectionner le système de protection sociale pour coordonner les intérêts publics et construire une société harmonieuse. De 2006 à 2010, 9 millions de postes seront offerts par an en Chine ; le taux de chômage inscrit dans les villes et bourgs de Chine sera limité à moins de 5%.