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La Chine en bref

 
 
 
     

Les secteurs des hautes et nouvelles technologies

L'industrie informatique est le premier secteur de base de l'industrie chinoise. Elle dispose de quelques milliers de zones d'exploitation des hautes et nouvelles technologies.
 



L'industrie aérospatiale
En tant que cinquième pays du monde à pouvoir concevoir, fabriquer et lancer de façon autonome des satellites artificiels, et troisième pays du monde à avoir maîtrisé les techniques de récupération de ces satellites, la Chine s'est hissée dans le peloton de tête mondial dans plusieurs domaines techniques importants, tels que la récupération des satellites, le lancement de plusieurs satellites en une seule fusée, les techniques relatives à la fabrication de fusées, ainsi que le lancement, la surveillance et le contrôle des satellites sur orbite géostationnaire. Elle a également remporté des succès remarquables dans la conception, la fabrication et l'application de satellites de télédétection, de satellites de télécommunications, et dans l'essai de vaisseaux habités.

 


– Le vol spatial habité. Le 15 octobre 2003, le vaisseau spatial Shenzhou V, conçu et fabriqué exclusivement par la Chine, a été lancé dans l'espace à partir du Centre de lancement de satellites de Jiuquan, permettant de réaliser ainsi le premier vol spatial habité, ce qui signifie que la Chine est déjà devenue le troisième pays du monde à avoir maîtrisé les techniques du vol spatial habité. Le 12 octobre 2005, la Chine a réussi à lancer le vaisseau spatial Shenzhou VI. A la différence du vaisseau spatial Shenzhou V, le vaisseau spatial Shenzhou VI a emporté deux passagers pour un vol de 5 jours. Sur la base du vaisseau spatial Shenzhou V, un grand nombre de difficultés techniques fondamentales du vol spatial habité ont été surmontées, et on peut dire que c'est la première expérimentation scientifique spatiale de la Chine à laquelle ont participé des hommes. Le vaisseau spatial Shenzhou VII sera lancé en 2008, avec à bord trois cosmonautes. Ceux-ci quitteront le vaisseau spatial et marcheront dans l'espace pour accomplir la tâche de la jonction sur orbite spatiale.

 


– Les satellites artificiels. Depuis le lancement en avril 1970 du premier satellite artificiel « Orient rouge I», jusqu'à fin 2006, la Chine a lancé en tout plus de cent satellites. A l'heure actuelle, les satellites artificiels conçus et fabriqués par la Chine se regroupent en six séries : les satellites de télédétection récupérables, les satellites de télécommunications « Orient rouge », les satellites météorologiques « Fengyun », les satellites de détection scientifique et d'essai technique « Shijian », les satellites de télédétection de ressources et les satellites de navigation « Beidou ». Les satellites météorologiques « Fengyun I » et « Fengyun II » figurent sur la liste de satellites météorologiques chargés des affaires internationales par l'Organisation météorologique mondiale.
– Les fusées porteuses. Les fusées porteuses « Longue Marche » conçues et fabriquées par la Chine comptent déjà 12 modèles différents, grâce auxquels on peut lancer des satellites sur orbite proche de la Terre, des satellites géostationnaires, des satellites héliostationnaires et des vaisseaux spatiaux ; le taux de réussite de lancement est supérieur à 90%. Fin 2006, grâce aux fusées porteuses « Longue Marche », 91 lancements ont été effectués au total, et depuis octobre 1996, 49 lancements de suite ont été réussis. Les trois centres de lancement de satellites que la Chine a construits à Jiuquan, Xichang et Taiyuan, en comptant sur ses propres forces, sont devenus des aires de lancement aérospatial modernes, et de notoriété mondiale.
 



L'industrie informatique
Fin de 2006, le nombre de noms de sites a atteint 4,11 millions dont 1,8 million ont été inscrits « CN », et celui d'internautes chinois, 137 millions de personnes, occupant ainsi la deuxième place mondiale. Dans le domaine des services sur Internet, l'éducation, les opérations bancaires, le commerce, la publicité, les informations, le service de chaînes de télévision, le service de courriers payants, le téléphone IP, la télémessagerie, l'information sur l'embauche des personnes spécialisées, la consultation des spécialistes et les jeux ont connu un développement rapide.

 


Sur la base des progrès de l'infrastructure publique clé (PKI) obtenus grâce au Programme 863, plus de 300 scientifiques et techniciens ont consacré trois années à l'établissement de la plate-forme d'appui de sécurité et d'application destinée aux affaires administratives de l'Etat ; ils ont fait une percée en résolvant plusieurs difficultés techniques et établi préliminairement un système de protection informatique et de confiance du réseau des affaires administratives électroniques, ce qui a permis de satisfaire les besoins d'échanges sur Internet, de partage des ressources, d'utilisation et de réorganisation des départements intersectoriels.

 


Aujourd'hui, l'industrie informatique est devenue le premier secteur de base de l'industrie chinoise. En 2006, la valeur ajoutée réalisée par l'industrie informatique s'élevait à 1 300 milliards de yuans, se classant ainsi au troisième rang mondial. La production des moniteurs, des téléphones mobiles et des ordinateurs portables a occupé la première place mondiale. Les statistiques ont révélé que la valeur de production, le chiffre d'affaires et les bénéfices de l'industrie électronique et de l'industrie de fabrication des équipements de télécommunication de Chine ont dépassé ceux des secteurs traditionnels ; ils se classent au premier rang de tous les secteurs, et leur contribution à la croissance de l'économie nationale est la plus importante.

 


Les postes et télécommunications représentent un élément important de l'industrie informatique. Après une édification et un développement de plusieurs décennies, la Chine est parvenue à mettre en place un réseau national de postes et télécommunications, rayonnant dans toutes les directions, reliant bon nombre de villes et de villages, avec pour axe central Beijing, la capitale, et pour relais secondaires d'autres villes principales. En ce qui concerne la construction de réseaux de télécommunication, un réseau de base à grande capacité et à grande vitesse, destiné à la transmission par câbles à fibre optique, par satellite et par micro-onde numérique qui couvre l'ensemble du pays a été tissé. Ce réseau relie tous les chefs-lieux de provinces et de régions autonomes, les municipalités relevant directement de l'autorité centrale, et plus de 90% des municipalités à l'échelon du district. Dans les régions littorales et les régions économiquement développées de l'intérieur du pays, les câbles à fibre optique desservent les bourgs, les cantons, les quartiers d'habitation et les grands immeubles, et sont devenus le moyen technique principal de transmission informatique. Parallèlement, la Chine a participé à la construction de plusieurs câbles à fibre optique internationaux terrestres et maritimes, comme par exemple, les câbles à fibre optique maritimes sino-japonais, sino-sud-coréen et eurasiatique, et les câbles à fibre optique terrestres eurasiatique et sino-russe. C'est à l'initiative de la Chine que l'on a construit le câble à fibre optique terrestre eurasiatique qui, d'une longueur totale de 27 000 km, part à l'est de Shanghai en Chine et aboutit à l'ouest à Francfort en Allemagne, en passant par 20 pays, et qui est le plus long du monde pour le moment. Actuellement, le nombre de pays et de régions qui sont raccordés au service de télécommunication de la Chine s'élève à plus de 200.

 


Fin 2006, on comptait dans l'ensemble du pays 828,89 millions d'abonnés au téléphone, dont 367,81 millions d'abonnés au téléphone fixe et 461,08 millions d'abonnés au téléphone mobile. Le réseau téléphonique chinois se place au deuxième rang mondial. En Chine, la télécommunication mobile est apparue en 1987. A l'heure actuelle, le réseau de la télécommunication mobile couvre toutes les régions urbaines et rurales et peut être connecté automatiquement à plus de 200 pays et territoires.

 


 



Les zones d'exploitation des hautes et nouvelles technologies
La Chine a créé des milliers de zones d'exploitation des hautes et nouvelles technologies. Dans 53 zones d'exploitation des hautes et nouvelles technologies de niveau national, un grand nombre de réalisations de recherche scientifique ont été commercialisées. Dans ces zones d'exploitation des hautes et nouvelles technologies ont été implantées 38 000 entreprises de haute technologie dont plus de 3 000 ont réalisé une valeur de production annuelle supérieure à 100 millions de yuans, plus de 200, une valeur de production annuelle supérieure à 5 milliards de yuans, et une trentaine, une valeur de production annuelle supérieure à 10 milliards de yuans. Le taux de croissance annuelle moyenne des principaux indices économiques des zones d'exploitation des hautes et nouvelles technologies a été de 60% pendant 14 années consécutives ; ces zones sont devenues ainsi une force très importante pour stimuler la croissance de l'économie nationale. En 2006, le montant d'exportation des produits de hautes et nou- velles technologies a atteint 281,5 milliards de dollars américains, soit une hausse de 29% par rapport à l'année précédente.

 


Les entreprises non publiques de sciences et techniques ont aussi connu un développement considérable. Certaines d'entre elles sont devenues des sociétés dont la valeur de production annuelle s'élève à quelques centaines de millions de yuans, ou même à quelques milliards de yuans. Leurs produits de haute technologie représentent plus de 50% des parts du marché national des produits similaires.
Choisir des zones d'exploitation des hautes et nouvelles technologies réunissant des conditions requises pour créer des bases d'exportation de produits réalisés avec les technologies de pointe est un élément important du programme de promotion du commerce par les sciences et techniques que le gouvernement chinois a élaboré et mis en pratique. Le parc des sciences et techniques de Zhongguancun à Beijing et les autres zones d'exploitation des hautes et nouvelles technologies situées à Tianjin, à Shanghai, dans les provinces du Heilongjiang, du Jiangsu, de l'Anhui, du Shandong, du Hubei, du Guangdong, du Shaanxi, et à Dalian, Xiamen, Qingdao et Shenzhen, ont été désignés par l'Etat comme les premières bases d'exportation grâce à la rapidité de leur développement global, aux conditions matérielles et humaines favorables, et à la croissance rapide de l'exportation de leurs produits. Les bases d'exportation des produits de hautes et nouvelles technologies, situées dans les deltas du Zhujiang et du Chang-jiang et dans les régions limitrophes de la mer Bohai ont exporté plus de 80% des produits du pays grâce à leur nombre croissant.