Accueil

 

     

 

 
 
 

Dossiers spéciaux

 
 
 
                

 

 

 

Prévisions de croissance entre 6,5 et 6,7 % pour le PIB chinois en 2017



 

Selon les économistes, la croissance économique de la Chine continuera à progresser de manière stable en 2017 et le pays devrait approfondir ses réformes, afin de faire face aux différents défis auxquels il est confronté.

Du fait de la morosité de la croissance mondiale, l'économie de la Chine est sous pression. Plusieurs indicateurs économiques sur les trois premiers trimestres de 2016 soutiennent le point de vue, que le pays sera capable d'atteindre ses objectifs de croissance de PIB à 6,7 % pour cette année, indique Tian Yun, le directeur de la China Society of Macroeconomics Research Center.

Selon lui, la croissance de l'indice des prix à la production (IPP) en septembre constitue un signe encourageant, qui indique que la déflation industrielle du pays est arrivée à son terme.

Selon les données publiées le 14 octobre par le Bureau national des statistiques (BNS), l'IPP (qui mesure le coût des produits en sortie d'usine) a terminé en septembre un déclin, qui aura duré 54 mois.

Les efforts pour aider les entreprises chinoises à réduire leur endettement ont également porté leurs fruits.

Sur la base de la trajectoire économique actuelle, la croissance du PIB en 2017 devrait se situer entre 6,5 et 6,7 %, estime Tian Yun.

Liu Xuezhi, un analyste senior de la Banque des communications, partage cet avis. Selon lui, l'économie de la Chine approche un point d'inflexion, ce qui signifie que la croissance économique en 2017 ne ralentira pas, comme cela fut le cas au cours des dernières années. Une reprise rapide reste cependant peu probable : « [L'économie] progressera de façon stable [et] le PIB de la Chine aura une croissance de 6,6 ou 6,7 % en 2017. »

Les experts estiment que les dépenses croissantes dans les infrastructures devraient tirer la croissance économique au cours de l'année prochaine.

Selon le BNS, l'investissement du pays dans les projets d'infrastructures a augmenté de 19,4 % en glissement annuel pour atteindre les 9500 milliards de yuans (1300 milliards d'euros) sur les dix premiers mois de 2016.

« L'investissement dans les infrastructures peut contribuer à la croissance économique, si celui-ci peut être transformé en fournitures consommées par des clients. Dans le cas contraire, il contribue juste à [renforcer] l'excédent capacitaire », met en garde Tian Yun.

Pour Liu Xuezhi, le secteur des services jouera un rôle vital dans l'économie chinoise en 2017.

La valeur ajoutée créée par le secteur des services a augmenté de 7,6 % au troisième trimestre 2016. Et selon un rapport publié vendredi dernier par CMB International, une filiale en propriété exclusive de la China Merchants Bank, le secteur des services a contribué pour environ 58,5 % à la croissance du PIB chinois sur les trois premiers trimestres.

D'autres secteurs - comme la construction d'équipements de pointe et la haute technologie - aideront à tirer la croissance économique en 2017, souligne Liu Xuezhi, qui note que la consommation créée par le commerce en ligne apportera également sa contribution.

Cependant, du fait de la morosité de ses exportations et de la volatilité sur le marché de l'immobilier, les experts ont exprimé des inquiétudes sur les perspectives économiques de la Chine.

D'après les données publiées le 8 novembre par l'Administration générale des douanes, elle a enregistré sur les dix premiers mois de 2016 une baisse de 7,7 % en glissement annuel sur ses exportations et de 7,5 % sur ses importations.

« Nous saurons que l'économie s'est stabilisée seulement lorsque les exportations chinoises seront stabilisées, puis connaîtront à nouveau une légère hausse », explique Tian Yun, qui note que « la croissance doit durer un ou deux trimestres, pas seulement un mois ».

Pour Yan Yuejing, le directeur de recherche de l'Institut de R&D de E-house China, les restrictions récemment adoptées sur les achats de maisons ont effectivement freiné les ardeurs d'un marché de l'immobilier en surchauffe, le but de ces restrictions étant de faire diminuer la bulle immobilière.

Cela permettra à certains capitaux de se déverser dans des secteurs comme les infrastructures, ce qui stimulera dans une certaine mesure le développement économique.

Le marché national de l'immobilier pourrait ainsi refroidir légèrement, mais ne connaîtra pas de baisse radicale au cours de la prochaine année, indique Yan Yuejing, qui ajoute que « l'inventaire des logements sera encore réduit à travers le pays ».

Avec son objectif d'atteindre une croissance moyenne-à-élevée, la Chine devrait encore approfondir ses réformes du côté de l'offre et renforcer ses efforts pour faire diminuer la surcapacité industrielle.

De plus, le gouvernement chinois devrait adopter une politique monétaire prudente pour prévenir les risques potentiels sur les marchés nationaux et internationaux, comme la volatilité des taux de change et la fuite des capitaux.




Source: china.org.cn
Mis à jour le 30-11-2016