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La Chine reste le moteur des affaires au sein de l'APEC



Selon un sondage mené auprès de PDG de l'APEC, la Chine reste le moteur des affaires au sein de l'APEC, et la majorité des personnes interrogées ont déclaré avoir confiance dans les économies de l'APEC.

D'après ce sondage publié par PricewaterhouseCoopers (PwC), la majorité des PDG de l'APEC envisagent d'augmenter leurs investissements, de trouver de nouveaux partenaires, d'explorer des marchés inexploités et de promouvoir l'image de leurs marques en Chine.

Environ 59% des sondés ont manifesté leur intérêt d'accroître les investissements, et ce malgré leurs divergences sur la perspective de croissance du PIB chinois. Près de la moitié des PDG de l'APEC ont estimé que la croissance du PIB chinois atteindrait en moyenne 6% les trois prochaines années, dans un contexte de nouvelle normalité économique chinoise.

D'après Raymund Chao, président de PwC, "il est important que les leaders des affaires de l'APEC se concentrent sur le long terme et voient au-delà du ralentissement. L'ampleur et les compétences de la Chine sont tels que les inquiétudes sur le ralentissement de sa croissance ne suffisent pas à les décourager d'investir et de s'élargir. La Chine reste une source de potentiel pour les affaires de l'APEC en termes de nouveaux produits et de partenariats".

La compétition s'est grandement renforcée en Chine, les entreprises locales devant se confronter aux concurrents internationaux et les villes moins grandes à l'intérieur du pays devenant des marchés convoités. La prise de conscience de cette compétition interne met en exergue l'importance des entreprises chinoises.

La technologie permet à de nouveaux concurrents, tels que Haier et Huawei, d'accéder aux industries dominées par les multinationales venant des économies avancées.

Le rapport issu de ce sondage a également mis l'accent sur la hausse de la concurrence apportée par les banques chinoises dans le domaine financier.

Samuel Tsien, PDG du groupe OCBC Bank, de Singapour, aurait déclaré que les banques chinoises sont devenues des concurrents majeurs dans ce contexte de décroissance des services banquiers dans la région Asie-Pacifique. "Le gâteau n'a pas vraiment grandi, mais le nombre de concurrents en voulant une part a augmenté de manière considérable", a-t-il affirmé.

CONFIANCE DANS LES ECONOMIES DE L'APEC

La confiance semble particulièrement forte au sein des économies de l'APEC, qui représentent 57% du PIB mondial et 49% du commerce mondial. Plus de deux-tiers des investissements effectués par les membres de l'APEC restent au sein de la zone APEC, avec la Chine, les Etats-Unis, Singapour et l'Indonésie se préparant à attirer le plus d'investissements, selon le sondage.

Avec plus de 1.100 dirigeants d'entreprises interrogés parmi les 21 membres de l'APEC, 53% d'entre eux ont déclaré se préparer à augmenter leurs investissements dans les 12 prochains mois.

Malgré ces plans d'investissement optimistes, seuls 28% des dirigeants d'entreprises de l'APEC ont déclaré être très confiants concernant la croissance de leur chiffre d'affaire dans les 12 prochains mois, alors que près de 19% ont admis n'être pas très confiants.

Présentant les résultats du sondage au sommet des PDG de l'APEC 2016 à Lima, au Pérou, Orlando Marchesi, associé principal chargé du Pérou à PwC, a déclaré qu'un faible niveau de confiance dans les perspectives des affaires est peu surprenant, étant donné les événements géopolitiques survenus cette année. Ce qui est crucial pour la région est que les dirigeants d'entreprises gardent leur sang-froid en matière d'investissement et d'innovation, a-t-il affirmé.

En outre, cette année, alors que davantage de PDG ont vu des progrès significatifs tendant vers une zone de libre-échange dans la région Asie-Pacifique, 53% d'entre eux continuent à considérer ces progrès comme faibles.

"Dans un proche avenir, les dirigeants d'entreprises de l'APEC devront trouver un équilibre entre les perspectives économiques à court-terme et l'investissement à long-terme. Un cadre fiscal et un environnement de régulation plus larges sont des facteurs critiques pour la confiance et l'investissement dans les affaires. Rester immobile sur les conditions de régulation n'est pas un moyen pour devenir compétitif dans un monde paradoxalement riche en liquidités et marqué par une faible croissance", a conclu M. Marchesi.



Source: Agence de presse Xinhua
Mis à jour le 21-11-2016