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Le G20 offre de grandes opportunités pour de nouvelles approches de croissance

Le prochain Sommet du G20 devrait apporter de grandes opportunités pour que la Chine et l'Union européenne (UE) initient de nouvelles approches de croissance, estiment les experts de l'EIAS, l'Institut européen pour les études asiatiques (European Institute for Asian Studies).

Dans un contexte de faible reprise économique au niveau mondial et de multiples incertitudes politiques, les dirigeants des 20 plus grandes économies mondiales doivent se rencontrer le 4 et 5 septembre à Hangzhou, pour tenter de sortir l'économie mondiale du piège de la faible croissance.

La Chine et l'UE, même si elles font face à des défis économiques différents, cherchent des solutions similaires, explique Hannes Dekeyser, le coordinateur de programme de l'EIAS.

La Chine tente de faire passer son modèle économique d'une croissance tirée par les exportations à une croissance tirée par la consommation. Dans le même temps, l'Europe s'est efforcée de raviver son économie depuis la crise financière mondiale.

Pour Dekeyser, « toutes deux recherchent l'innovation et les investissements dans les infrastructures ; et toutes deux souhaitent forger une nouvelle révolution industrielle ».

C'est la raison pour laquelle, les concepts fondamentaux soulevés par la Chine au cours de sa première présidence du G20 - qui étaient de créer une économie mondiale « innovante, revigorée, interconnectée et inclusive » - sont là à très juste titre.

La Chine et l'UE travaillent ensemble pour faire progresser l'agenda du G20, mais elles pourraient également contribuer à la plateforme multilatérale, en trouvant une façon constructive de régler leurs différends commerciaux.

L'un des problèmes, qui préoccupent le plus les Européens aujourd'hui, est la surcapacité notamment dans le secteur sidérurgique, indique Dekeyser, qui note par ailleurs, que la Chine a déclaré que la faible croissance économique était à blâmer plutôt que le commerce mondial.

La Chine et l'UE se sont accordées pour créer un groupe de travail bilatéral sur l'acier au cours du 18e Sommet sino-européen, qui s'est déroulé à Beijing un peu plus tôt cette année.

Il s'agit d'une sorte de plateforme entre les deux parties, qui permet de maintenir les débats et les discussions et de suivre les décisions liées à la surproduction d'acier.

Dekeyser pense que, dès que la plateforme parviendra à résoudre le problème épineux du différend entre le Chine et l'Europe sur l'acier, cette approche pourrait être davantage appliquée pour des différends similaire entre d'autres pays et régions.

« Ce que l'on voit, c'est une tendance vers de nouveaux concepts innovants, explique Axel Goethals, le PDG de l'EIAS. Il est donc temps pour la Chine et l'UE d'initier de nouvelles approches. »

Prenant en exemple la question de la surcapacité mondiale, Goethals estime que cette question pourrait être vue comme se concentrant de façon excessive sur la quantité : « Cela engendre le populisme et cette vision populiste à court terme devrait être remplacée par une vision qualitative sur le long terme. »

Notant que la Chine est en train de passer d'un modèle de croissance quantitative à un modèle de croissance qualitative, et que l'Europe tente également de chercher une meilleure qualité de vie pour sa population, le PDG de ce think tank basé à Brussels suggère que la Chine et l'UE utilisent la plateforme du G20 pour faire passer le centre d'attention mondial de la quantité à la qualité.

« Je pense que ce serait une nouvelle approche à présenter lors du G20. […] Il n'existe pas de système parfait dans le monde. Mais l'humanité... ne cesse d'apprendre », explique Axel Goethals.

Pour parvenir à une meilleure gouvernance économique mondiale, l'expert indique qu'il est plus important d'améliorer les choses en améliorant les aspects qui ne sont pas parfaits, plutôt que par une critique négative : « Et je pense que l'Europe et la Chine se complètent mutuellement sur ce sujet. »




Source: china.org.cn
Mis à jour le 31-08-2016