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Les importations de bœuf américain à nouveau autorisées ?

Les pourparlers sur la relance des exportations de bœuf américain vers la Chine avancent rapidement et les détails finaux devraient être en place d’ici le début du mois de juin, selon le Département américain de l’agriculture (USDA). Cela permettra aux éleveurs américains d’entrer en concurrence pour les contrats perdus par leurs rivaux brésiliens.

Dans le cadre de cet accord, les éleveurs américains devront arrêter l’utilisation d’hormones de croissance pour le bétail destiné à la Chine et consigner les mouvements de l’animal, a indiqué la USDA.

Les deux parties négocient pour honorer une échéance fixée la semaine dernière par un accord commercial plus large, afin que les exportations puissent redémarrer d’ici la mi-juillet.

La finalisation des détails techniques pour le début du mois de juin signifie que les entreprises bovines, comme Tyson Foods ou encore Cargill, pourront signer des contrats avec des acheteurs chinois et répondre aux échéances.

La Chine a interdit l’importation de bœuf américain en 2003, à la suite d’une alerte sur la maladie de la vache folle aux Etats-Unis. Les précédentes tentatives par Washington de rouvrir le marché chinois du bœuf - qui connait la plus forte croissance au monde - avaient jusqu’alors échoué, mais les progrès rapides des dernières négociations relancent les espoirs des éleveurs américains.

« Les deux parties ressentent l’urgence de faire cela d’ici l’échéance », a déclaré Joe Schuele, le porte-parole de la Fédération américain des exportations de viande (USMEF), qui représente de nombreuses entreprises dont Tyson et Cargill.

Le calendrier pour cet accord a été fixé alors que le Brésil - le plus grand exportateur de bœuf au monde - est empêtré dans un scandale et que son concurrent, l’Australie, souffre d’une sécheresse qui nuit à la production.

L’année dernière, la Chine représentait près d’un tiers de l’industrie brésilienne de transformation des viandes, qui atteint les 13,9 milliards de dollars (12,4 milliards d’euros) en exportations.

Mais en mars, le pays a brièvement interdit les importations brésiliennes. En effet, la police sur place a accusé les inspecteurs de recevoir des pots de vin pour autoriser la vente de viande avariée ou contaminée par des salmonelles. JBS SA, le plus grand producteur de viande au monde, fut impliqué dans une enquête, mais aussi dans des allégations séparées sur le président brésilien, qui aurait œuvré à entraver la justice avec le PDG de l’entreprise.

L’enquête de sécurité alimentaire a frappé de plein fouet les exportations bovines brésiliennes, qui ont chuté de 24,6 % en avril par rapport à mars pour atteindre les 378 millions de dollars, selon un groupe industriel qui représente des entreprises de transformation de la viande comptant pour 90 % des exportations de viande du Brésil.

« Il s’agit d’un moment très opportun pour que les Etats-Unis passent à la vitesse supérieure », indique Derrell Peel, un économiste spécialisé dans l’agriculture de l’Université d’État de l’Oklahoma.

L’appétit de la Chine pour le bœuf a connu un certain essor au cours des dernières années. En 2003, ses importations atteignaient les 15 millions de dollars, ou 12 000 tonnes, dont 10 millions de dollars en provenance des Etats-Unis, selon les données de la USDA.

Pour rouvrir les échanges avec les Etats-Unis, la Chine a accepté une proposition de principe, qui stipule que les producteurs doivent fournir des documents sur les lieux où le bétail est né, élevé et abattu, pour la viande exportée vers la Chine. Ce système sera moins onéreux que le fait de suivre le bétail tout au long de sa vie, au cours de laquelle il peut être gardé dans quatre lieux différents.

Une autre règle indique que le bœuf américain exporté vers la Chine doit être élevé sans utiliser une certaine classe de produits stimulant la croissance, connus sous le nom de bêta-agonistes, qui incluent l’Optaflexx d’Elanco.

Les exportations de bœuf américain vers la Chine devront également provenir de bétail âgé de moins de 30 mois. La plupart du bétail américain répondra à cette exigence, a indiqué l’USMEF.

Les termes de cet accord sont une victoire des Etats-Unis sur le Canada, qui n’a reçu l’approbation que d’exporter du bœuf surgelé vers la Chine.

La Chine a également interdit les importations de viande canadienne, issue de bétail ayant été traité avec l’Optaflexx.


Source: china.org.cn
Mis à jour le 23-05-2017